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Les moulins



Le moulin à eau du Chemin Blanc



Le moulin vu du Chemin Blanc (la partie en brique qui abritait la roue a été rajoutée au 19ème siècle – auparavant cette dernière n’était abritée que par un simple appentis).





































Moulin banal seigneurial, son existence est attestée dans les aveus et dénombrement de la seigneurie depuis au moins le 14ème siècle. Du fait du monopole seigneurial, il est le seul moulin existant sur la commune avant la Révolution Française. 
Ses bâtiments datent essentiellement des 17ème et 18ème siècle.
 
Etabli à l'extrémité du bourg, au-dessus du niveau naturel de la vallée de la Voise, son fonctionnement n'était rendu possible que par l'existence d'un petit canal de dérivation de la Voise qui servait à alimenter les fossés de la maison seigneuriale, le moulin à farine et un moulin à foulon situé au hameau de la Villeneuve, aujourd'hui disparu.
 
La prise d'eau de ce canal était située sur la Voise, peu après l’emplacement de l'actuel Moulin des Grés. Celui-ci retrouvait la rivière à la sortie du hameau de la Villeneuve. Lors des travaux réalisés par Vauban en 1685, son élargissement servira de base au futur canal Louis XIV dans sa traversée du village. Ce canal subsiste cependant dans son aspect originel au niveau des bief et canal de décharge du moulin.
 
L'aveu et dénombrement de la seigneurie de Houx rendu par Fleuriau d'Armenonville  au Duc d'Antin en 1714 précise que tous les habitans [de la paroisse ] sont tenus d’aller [y] moudre leurs grains, à peine de confiscation de la farine et d’amende.
 
Pour sa part, le meunier du moulin de Houx a droit d’aller [prendre du grain] tant dans la ville d’Espernon, que dans toute l’estendue dudit duché, touttes fois et quantes que bon lui semble. Pour raison duquel droit, le seigneur [de Houx] est obligé de payer à la recette du duché dudit Espernon [une redevance annuelle] de six septiers de bled bon méteil.
 

Le moulin de Houx faisait l'objet, sous l'Ancien Régime, d'une exploitation dans le cadre général du bail de la seigneurie au profit de son receveur, c'est à dire de son fermier, avec autorisation de sous louer à un meunier. A la jouissance du moulin banal était attaché un droit de pêche dans le canal de Gallardon dans sa traversée du territoire seigneurial, depuis le Pont de Moineaux jusqu'à celui de la Villeneuve, avec autorisation d'installer une pêcherie dans le moulin.
 
C'est ainsi qu'en 1757, Nicolas Legoy l'ancien, receveur de la seigneurie donne à bail le moulin à son fils Nicolas Legoy le jeune, moyennant un loyer annuel de 400 livres et 12 anguilles. Ce dernier qui exploitera le moulin jusqu'en 1787, deviendra en 1790 le premier maire de la commune.
 
Jusqu'en 1825 la ferme et le moulin de Houx appartiennent à un seul et même propriétaire. Ce dernier est alors exploité par Félix Gauthier moyennant un loyer annuel de 2.500 francs et un poinçon (230 litres) de bon vin rouge nouveau du cru de Houx. Jean-Baptiste Legrain et Victor Louis Guérin, ses nouveaux propriétaires souhaitant exploiter par eux-mêmes le moulin, Félix Gauthier prend la décision en 1826 de faire construire à Houx un nouveau moulin à farine, sur la rivière de Bailleau, c'est à dire la Voise, au lieudit le Pont des Grès.

A gauche, le vannage reconstruit en 1849 à l’emplacement de l’ancienne écluse haute, permet l’alimentation en eau du bief du moulin (à droite) – Le vannage a été acquis par la commune en 1986



Le moulin du Chemin Blanc cesse son activité en 1928 avec la vente de ses bâtiments par Roger Husson, son dernier meunier à Ann Bird, citoyenne américaine qui en fera sa résidence privée. La propriété restera dans cette famille jusqu'en 1989.

Tableau d'images

Le vannage du moulin qui prend appui sur les anciennes maçonneries de l’écluse haute du canal Louis XIV, construites

Plan des environs du moulin en 1803 (archives départementales)



Le moulin des Grès



Le Moulin des Grès vers 1910 – vu du pont, sur la route de Yermenonville


Etabli sur le bord de la Voise, sur la route menant vers Yermenonville, il fût construit en 1828 par Félix Gauthier, ancien meunier du moulin du Chemin Blanc. Dès 1841, le moulin est la propriété de Jean-Pierre Corbonnois. Il appartient encore aujourd’hui à ses descendants.
 
L’activité de meunerie y a cessé dans les années 1909. Emile Corbonnois, grand-père des propriétaires actuels, en fût le dernier meunier.
 
Jusque dans les années 1950, il était équipé d’une turbine permettant la production d’électricité.


Le Moulin des Grès vers 1910 – vu de l’arrière : l’appentis abritant la roue du moulin et le vannage.



L'ancien moulin à vent


L’ancien moulin à vent du village, aujourd’hui en ruine, était un moulin-tour, c’est à dire un moulin avec toiture tournante permettant la mise au vent du mécanisme.
 
Il semble avoir été construit dans les années 1810 ou 1820 au-dessus du village, par Pierre Ambroise Pesnel, charron du village et adjoint au maire. Concurrencé par les deux moulins à eau du village, dont le moulin des Grès apparu entre-temps, qui étaient tous deux dotés de forces motrices bien supérieures, le moulin à vent semble avoir cessé son activité au milieu des années 1840.
 
Lors du recensement de 1841, il avait pour meunier Augustin Pesnel, fils aîné du charron.




L’ancien moulin à Vent aujourd’hui

Les environs du moulin vers 1910 : Celui-ci a déjà perdu sa toiture !

Philippe ROGER / Mairie de Houx (24-5-2010)




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