 vestige d’une porte médiévale |
Les éléments historiques L’aveu et dénombrement de la Châtellenie d’Epernon rédigé en 1497, indique que Renaud de Cintray, écuyer et seigneur de Houx en partie, personnage qui vivait en 1455, possédait son hostel, clos à fossez, avec les jardins et aulnoys, contenant huict arpens ou environ. Un pressouer ainsy qu’il se poursuit et comporte, assis audit hostel de Houx. Un clos assis devant la porte dudit hostel, contenant un arpent ou environ, auquel à un colombier… A partir du 16ème siècle, les propriétaires de la seigneurie cessent d’exploiter eux-mêmes et de résider au domaine seigneurial. Celui-ci est donné à bail à de riches laboureurs qui prennent le nom de receveur de la terre et seigneurie. Ces derniers jouissent à la fois des bâtiments et terres constituant le domaine seigneurial, mais également de l’ensemble des droits seigneuriaux qui y sont attachés, à l’exception toutefois des droits de justice et de chasse. Notons sur ce dernier point et à titre d’anecdote, qu’il est simplement permis au receveur de tirer le lapin et nuls autres gibiers, dans les bois du Luteau et de la Garenne seulement. En 1714, lors de l’aveu et dénombrement de la seigneurie de Houx rendu par Fleuriau d'Armenonville (http://www.houx.fr/seigneurie.php) au Duc d'Antin, seigneur d'Epernon, il est indiqué que le fief, terre et seigneurie de Houx consiste notamment en unmanoir seigneurial et plusieurs autres bastiments, avec la place où estoit anciennement le colombier (signalé comme déjà en ruine en 1647) […] avec deux jardins aux deux bousts, cy devant clos de fossez à eau vive, la rivière de Voise par devant et dans la cour dudit lieu seigneurial. De présent, le tout clos de murs du costé de la rue du village et des deux bousts, d’autre costé, les digues et le canal que le Roy a fait faire pour les travaux de la rivière d’Eure. Le tout tenant, d’un costé, au midy, la digue et le canal fait faire par Sa Majesté, ainsy qu’il est cy devant expliqué, d’un bout, au levant, une ruelle commune tendant de la rue du village aux fossez de descharge, d’autre bout, au couchant, une autre ruelle commune, appellée la Haize, qui tend de la rue et passe sur un pont qui passe sur ledit canal pour aller et venir dans les prez et aulnayes qui appartiennent aux particuliers et habitans dudit Houx. Les bâtiments Les bâtiments de la ferme seigneuriale comprenaient à la fois la ferme proprement dite, située actuellement au 1 rue de l’Aqueduc, mais également, de l’autre côté de la rue, un ensemble de bâtiments indépendants formant le Clos du Pressoir, aujourd’hui situés au 1 de la rue du Val de Voise et qui abritaient sous l’Ancien Régime les pressoir et four banals de la paroisse.
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 La ferme, le porche d'entrée |
La ferme
Ainsi que l’évoque l’aveu et dénombrement de 1714, la réalisation par Vauban du Canal de Gallardon en 1685-1686 a eu pour conséquence d’entraîner une modification profonde de la structure de la ferme seigneuriale. Initialement clos par des fossés alimentés par un bras détourné de la Voise, les bâtiments sont désormais protégés par des murs sur les côtés est, nord et ouest, tandis qu’au sud, le canal du Roi ferme l’enclos seigneurial. Dans la première moitié du 18ème siècle, de nouvelles constructions remplacent les bâtiments primitifs. Subsistent de cette époque : Au sud et à l’est, l’aile formée par la maison d’habitation, un hangar et en retour, la grande grange à blé, qui conserve les soubassements les plus anciens, ainsi que le fournil.
Au 19ème siècle, les bâtiments destinés à abriter le bétail, situés au nord, le long de la rue du village et à l’ouest, en retour, semblent avoir fait l’objet d’importants remaniements.
Un inventaire réalisé en 1776, à la demande de la Veuve Legoy, fermière de la seigneurie, indique que l’enclos seigneurial comprend alors une maison d’habitation, composée de trois grandes pièces, dont deux avec cheminée, une laiterie et un fruitier. Un peu à l’écart de la maison, se situe le fournil de la ferme. Les bâtiments d’exploitation comprennent principalement une foulerie utilisée également comme cellier, un hangar abritant les matériels agricoles, une grange à blé servant à rentrer les récoltes, une écurie (10 chevaux), deux étables (16 vaches) et deux bergeries (290 bêtes à laine). De nombreux greniers situés au dessus de l’habitation et les bâtiments abritant les animaux, servent à stocker les grains, après leur battage. La basse cour comprend 150 pièces de volailles, tans poules, poulets, canes, oies que dindons. La cave seigneuriale est située au bout de la Grande Rue du village (lieudit actuel la Cavée).
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 | | vue de la ferme actuelle de la rive de la voise |
|  | | le pont d'entrée sur la voise |
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Louis Charles LEGOY (1788-1848), maire de Houx de 1814 à 1843 et son épouse Anne Louise Françoise (1795-1882) ont acquis dans les années 1820 et 1830 l'ensemble des bâtiments et terres dépendants de la grande ferme de Houx que les grands-parents, puis parents de celui-ci exploitaient depuis 1740.  | | Louis Charles LEGOY (1788-1848), maire de Houx de 1814 à 1843 |
|  | | Anne Louise Françoise LEGOY (1795-1882) |
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Le clos du pressoir Les nombreuses allées et venues des habitants fréquentant les équipements banals que constituaient le pressoir et le four, ont sans doute très tôt rendu nécessaire leur localisation en dehors de l’enceinte seigneuriale. La grandeur de la grange qui abritait le pressoir seigneurial s’explique par le fait que l’on utilisait à cette époque des pressoirs à arbres, appelés également pressoirs à bascule, instruments qui pouvaient mesurer une dizaine de 10 mètres de long sur un plus de 3 mètres de large, sur une hauteur pouvant également excéder les 3 mètres. Réalisé en pierres et mortier de chaux, ce bâtiment pourrait avoir été construit dans la première moitié du 17ème siècle, à l’initiative de Michel de Champront, seigneur de Houx. Lors de l’inventaire de 1776, cette construction se prolongeait déjà dans sa partie nord par une grange de plus petite taille, à l’usage personnel du receveur de la seigneurie. En 1782, le pressoir banal est transféré dans un nouveau bâtiment que Jean-François de la Rochefoucault, seigneur de Houx vient de faire construire dans le jardin de la Borde, à l'angle des actuelles rue de l'Aqueduc et rue de la Mairie (aujourd'hui, l'ancien atelier de tisserands Plasse-Lecaisne, 1 rue de la Mairie). Si l’obligation de se servir du pressoir banal a été supprimée avec l’abolition des droits seigneuriaux en 1790, ce dernier a cependant continué d’être utilisé par les habitants du village pendant une grande partie du 19ème siècle. Avant la Révolution, l’utilisation du pressoir banal donnait lieu au versement d’une redevance en nature égale, dans le ressort du duché d’Epernon, à un septième du vin de presse obtenu (Emile Ledru, Le Vieil Epernon). Un autre bâtiment indépendant, situé le long de la Grande Rue (actuelle rue de la Mairie) abritait le four banal. Cet équipement est encore en état de fonctionner aujourd’hui.  | | l'ancienne grange du pressoir banal |
|  | | le four à pain banal |
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Philippe ROGER/Mairie de Houx (24-6-2010) |
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